Le chénopode blanc

Le Chénopode blanc (Chenopodium album L.), ou Ansérine blanche, est une espèce de plantes annuelles de la famille des Amaranthaceae. Très présente dans les lieux cultivés, elle est originaire d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, et naturalisée dans d’autres régions1. C’est souvent une des premières plantes à coloniser les sols fraichement perturbés. La plante doit son nom à ses feuilles en forme de patte d’oie d’un vert blanchâtre.

Description

C’est une plante dressée mesurant de 30 à 200 cm de haut. Sa tige érigée, dure, ramifiée est souvent striée de rouge en fin d’été. Ses racines traçantes et superficielles s’étalent en étoile plus d’un mètre autour de la tige.

Feuilles

Ses feuilles sont plus longues que larges, ovées-rhomboïdes ou lancéolées, rétrécies à la base, farineuses inférieurement.

Fleurs

De juin à octobre fleurissent de petites fleurs vertes, blanchâtres, voire légèrement rougeâtres [2-3 mm] en épis denses qui donnent ensuite naissance à de petits fruits, des akènes noirs et luisants. Très prolifique, chaque pied peut produire jusqu’à 100 000 graines de très petite taille.

Où la trouver?

Elle pousse en abondance dans les sols gorgés d’azote des terres en grandes cultures ou sur les tas de fumier ou de compost.

Quand la trouver?

de la mi-printemps a  la mi-automne

En cuisine

On peut consommer les feuilles, les extrémités des tiges, les jeunes pousses, cuites comme celles de ses proches cousins, les épinards. Les feuilles sont très riches en protéines, en vitamines A et C, ainsi qu’en calcium. 11600 UI/100g de vit. A.
On récolte le Chénopode blanc sous forme de pousse, après le deuxième nœud et ensuite, on récolte les ramifications avant qu’elles ne soient matures ou feuilles par feuilles, jusqu’au milieu de l’été ou parfois plus tard. La texture farineuse rend désagréable la consommation du feuillage cru (déconseillé en raison de la saponine, des nitrates et de l’acide oxalique contenu dans la plante), même après un lavage à grande eau. Après cuisson, la saponine disparait mais des oxalates apparaissent. Les malades rénaux, hépatiques, arthritiques ou lithiasiques devront donc s’en méfier. Le chénopode blanc se congèle très bien juste blanchi.
Les graines de Chénopode peuvent aussi être cuites en gruau de céréales ou moulues en farine, mais faire attention à l’usage des herbicides qui ont tendance à s’accumuler dans les graines.

En médecine

Beaucoup de vitamines, protéines et calcium

Fiche descriptive

Vidéo

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