Le tussilage

Le tussilage pas-d’âne est probablement la première fleur à fleurir au printemps, sa vitamine C abondante en fait une plante précieuse à la sortie de l’hiver qui étaient autrement difficiles autrefois. Son jaune rayonne parmi le brun des feuilles mortes et nous indique sans contredit que la nature est en train de renaître. C’est aussi une plante, comme le fait entrevoir son nom, aux propriétés médicinales bien connues dont ses vertus calmante pour la toux.
image: bluetsauvage.fr
Description
plante vivace de 10 à 30 cm
Les feuilles
Les feuilles sont toutes basales, pétiolées et polygonales, montrant un feutrage blanc à la face inférieure et un vert clair sur la face supérieure. Ces feuilles peuvent atteindre 20 cm de diamètre. Elles apparaissent après la floraison, et feuilles et fleurs ne sont pas présentes en même temps.
Les fleurs
Les fleurs, capitules jaunes solitaires de 12–15 mm de diamètre, sont dressées sur des hampes aux écailles pourprées, demi-embrassantes et couvertes de poils cotonneux.
Lieux et périodes de cueillette
De février en avril, dans les prairies ou les abords de champs ou de sentiers.
Les jeunes feuilles se consomment également
Utilisation en cuisine
Les fleurs – très mellifères – sont à nouveau appréciées crues dans les salades printanières (il faut les récolter fraîches et bien ouvertes, même si elles ont tendance à se refermer très vite après la cueillette).
Un simple salade de pomme de terre au vinaigre balsamique agrémentée avec des fleurs de tussilage est un délice qui surprend. Pour renforcer naturellement le goût, vous pouvez y ajouter quelques feuilles d’ail des ours ou d’alliaire, ces deux autres petits ingrédients plein de séduction goûteuse que le printemps met discrètement à la disposition des gourmets capables de les identifier dans la végétation renaissante.
Jadis, les jeunes feuilles du tussilage, étaient souvent préparées en beignets frits dans l’huile, de la même manière que je vous l’ai déjà indiqué pour celles de la consoude officinale, de la bourrache … ou des fleurs de sureau.
Quelques idées de recettes:
Utilisation médicinales

Le tussilage est un adoucissant, un émollient, un anti-tussif et un expectorant. L’infusions de feuilles ou de fleurs est utilisée en cas de toux, de bronchites, de trachéites et de rhumes. Mais ce sont surtout les fleurs qui sont employées en infusion ou en sirop. On utilise également les fleurs en teinture mère en cas de maladies pectorales, bronchites et crises d’asthmes allergiques. La teinture mère de feuilles, quant à elle est utilisée en usage externe en cas d’abcès et kystes et en usage interne en cas de diarrhées

La plante renferme, en faible quantité un alcaloïde pyrrolizidinique, la senkirkine, toxique pour la cellule hépatique. Pour certains spécialistes, les doses médicinales courantes sont sans risques mais il faut éviter les traitements excessifs et prolongés. C’est pourquoi, elle est déconseillée pendant la grossesse, l’allaitement et ne convient ni aux enfants de moins de 6 ans ni en cas de maladie du foie. D’après F. Couplan, cet alcaloïde serait détruit par l’ébullition

Fiche technique
Vidéo
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